25––26

ANNUAL
REPORT

Menü

Présidium

Depuis six mois, Peter Barandun est le seul président à la tête de Swiss-Ski. Dans cet entretien, le Grison évoque les potentiels de croissance, ses rencontres olympiques et les bases du succès des sports de neige suisses.

 

Après de nombreuses années comme vice-président puis coprésident, tu es président de Swiss-Ski depuis octobre dernier. Quelles nouvelles facettes de Swiss-Ski as-tu découvertes depuis ?

Peter Barandun: La nouveauté, c’est la direction opérationnelle de la Fédération avec Claudia Lämmli ainsi que les co-CEO Walter Reusser et Diego Züger. Pouvoir influencer plus directement la stratégie, l’impact et la culture de Swiss-Ski est un privilège. Aux JO, j’ai pu rendre visite à toutes nos équipes sur place, ce qui a renforcé le lien avec elles. J’ai été profondément impressionné par l’esprit d’équipe et le professionnalisme du travail accompli. L’attention portée à ma personne a changé et ma responsabilité au sein de la Fédération a nettement augmenté. Mais assumer des responsabilités a toujours été un plaisir pour moi.

Le ski et le sport en général jouent un rôle important dans ton quotidien depuis bien avant ton arrivée au Présidium de Swiss-Ski. Qu’as-tu appris dans ta vie grâce au sport ?

Aussi loin que remontent mes souvenirs, le sport a toujours joué un rôle important dans ma vie. L’aspect compétitif inhérent au sport me fascine. Le sport est une école de vie et un repère en matière de valeurs. Il m’a offert – et m’offre encore – la possibilité de côtoyer des personnes d’origines, de milieux professionnels et de niveaux hiérarchiques variés. C’est un grand plaisir pour moi de soutenir les athlètes dans la pratique de leur passion, actuellement dans mon rôle de président de Swiss-Ski.

Tu es père de famille, à la tête d’environ 450 collaborateurs et collaboratrices chez Electrolux Suisse, membre de plusieurs conseils d’administration et aussi très souvent en déplacement en tant que président de Swiss-Ski. Comment parviens-tu à tout concilier ?

C’est une question que l’on me pose souvent. Certaines personnes en prennent acte avec admiration ; d’autres émettent des doutes. Je suis convaincu que l’on vit en fonction de la manière dont on organise son propre environnement. Autrement dit, avant d’assumer de nouvelles tâches supplémentaires, je fais une analyse claire de la situation. Tout est soigneusement coordonné avec ma famille à la maison. J’ai la chance de pouvoir compter sur un large soutien de la part de mon épouse et de mes enfants. Si ce n’était pas le cas, autrement dit s’ils avaient eu de la peine à vivre mes nombreuses absences durant l’hiver, je ne me serais pas porté candidat à la présidence de Swiss-Ski. Je ressens aussi une grande confiance de la part de mon employeur Electrolux. Le fait que je puisse continuer à exercer pleinement mon rôle de CEO et de président du conseil d’administration d’Electrolux Suisse n’est possible que grâce au soutien d’une équipe de direction bien rodée. Sentir l’appui de ma famille et de mon employeur me donne énormément d’énergie. Et pourtant, je suis un peu étonné : je me sens actuellement mieux physiquement et mentalement qu’il y a un an.

Keystone-SDA

Sur quoi t’es-tu concentré au cours de tes six premiers mois en tant que Président de Swiss-Ski ?

L’accent a été mis sur l’approfondissement des connaissances et sur la compréhension des interactions liées aux principaux thèmes des sports de neige. Auparavant, je n’étais impliqué que de manière marginale dans certains dossiers. En ce qui concerne la FIS, je voulais connaître de manière encore plus détaillée les différents mécanismes ainsi que la collaboration avec les autres fédérations. Durant les premiers mois, il était également important pour moi de me pencher de manière plus approfondie sur nos disciplines nordiques et freestyle. En revanche, identifier des potentiels, tant sur le plan sportif que commercial pour Swiss-Ski, est un processus permanent quand on veut diriger avec succès une entreprise ou une fédération. Il me tenait aussi particulièrement à cœur de faire rapidement connaissance avec les principales parties prenantes de Swiss-Ski. Si les représentantes et représentants de nos partenaires me sont déjà très familiers depuis longtemps, les dernières semaines et les derniers mois m’ont permis de faire de nouvelles rencontres intéressantes avec des représentantes et représentants du sport et de la politique. Une tâche très importante que je m’étais fixée pour mes débuts à la présidence consistait à définir, avec la direction de la Fédération, des visions cibles et une nouvelle culture de leadership. Pendant plusieurs années, ils avaient eu un autre interlocuteur ; ils devaient désormais apprendre à me connaître, et vice-versa. Dès le départ, cela a été un processus très intéressant et enrichissant.

Comment décrirais-tu ton style de leadership ?

J’aime considérer les différents sujets avec une certaine distance, en essayant d’en intégrer les composantes stratégiques. Je n’ai pas besoin de tout connaître dans le détail, mais je veux être au fait des aspects déterminants. Mon style de leadership est responsable, axé sur la performance, réfléchi et basé sur la confiance. J’accorde beaucoup de marge de manœuvre aux collaborateurs et collaboratrices, j’essaie d’éviter le micromanagement et j’aime déléguer. Il est important pour moi d’incarner moi-même ce que j’attends des autres. J’aime aussi travailler dans l’ombre.

Le chiffre d’affaires de Swiss-Ski a fortement progressé ces dernières années. Où vois-tu encore un potentiel de croissance ?

Un élément clé est notre projet D2C – Direct-to-Consumer. Grâce à une communication numérique connectée, nous voulons accompagner nos membres et les fans de sports de neige depuis chez eux jusqu’au cœur des événements. Les contenus numériques nous permettent de créer des points de contact ciblés et de renforcer le lien avec la marque Swiss-Ski. Le marketing sportif est en pleine mutation, sous l’effet des nouvelles technologies, des nouveaux canaux et de l’évolution des usages. Cela nous permet d’interagir directement avec nos fans et nos membres. L’attention est essentielle pour nous : sans portée suffisante, les revenus issus du sponsoring et des droits médiatiques diminuent. C’est pourquoi nous voulons activer davantage notre public via de nouveaux canaux et l’amener vers nos propres plateformes. Notre objectif est d’avoir environ 500 000 personnes en Suisse directement connectées à Swiss-Ski. Cela crée une réelle valeur ajoutée pour la Fédération, pour nos partenaires et pour les fans des sports de neige. Avec ce projet, nous avons une longueur d’avance sur d’autres fédérations, mais aussi sur de nombreuses entreprises privées.

Quels nouveaux secteurs d’activité faut-il développer pour poursuivre l’évolution de la Fédération ?

La vraie question n’est pas tant ce qu’il faut ajouter, mais plutôt ce à quoi nous devrions éventuellement renoncer. Nous devons sans cesse remettre en question nos activités. Nous avons beaucoup grandi ces dernières années – notre besace n’a jamais été aussi remplie. Il faut régulièrement analyser si des ajustements de notre offre sont nécessaires. Il serait, par exemple, intéressant d’étudier des modèles de fondations supplémentaires destinés à notre relève. Notre travail avec nos partenaires en innovation dans les domaines de la recherche et du développement peut nous offrir ces fameux centièmes décisifs sur la neige. Ces collaborations doivent être renforcées, notamment avec les hautes écoles et universités. Nous en sommes convaincus : le développement ciblé des domaines de la recherche, de la médecine et de l’innovation est une clé du succès durable. Je vois notamment encore un potentiel important au niveau de la prévention des blessures et des maladies – dans tous nos sports.

Swiss-Ski dispose de contrats à long terme avec tous ses grands partenaires et équipementiers, ce qui témoigne d’une grande estime réciproque. Existe-t-il une sorte de liste d’attente d’entreprises connues qui aimeraient un jour s’engouffrer dans la brèche et trouver une place vacante dans le sponsoring ?

Nous pouvons nous estimer très heureux de la stabilité de notre structure de partenaires. Les partenariats de sponsoring de longue date représentent une grande marque de confiance envers le travail de Swiss-Ski. En effet, certaines entreprises souhaiteraient conclure un partenariat avec nous. Swiss-Ski jouit d’une popularité exceptionnelle sur le marché suisse du sponsoring. Être partenaire de notre Fédération est considéré comme un label de qualité. Nous disposons donc d’une excellente position de départ sur le marché, notamment parce que le ski est un bien culturel et un sport national en Suisse.

Sur le plan sportif, Swiss-Ski connaît une dynamique très positive depuis plusieurs années. Cet hiver, cela s’est traduit par plus de 100 podiums en Coupe du monde et 17 médailles olympiques. N’as-tu pas peur parfois de te réveiller d’un rêve ?

Non, pas du tout. Nos médailles et nos résultats ne doivent rien au hasard. Nous sommes très ambitieux et très exigeants envers nous-mêmes, et nous cherchons en permanence de nouveaux leviers. Nous analysons et remettons en question nos actions au quotidien, ce qui est indispensable pour durer au plus haut niveau. Notre objectif est aussi d’avoir une base large afin de pouvoir compenser d’éventuelles absences.

Tu as vécu les JO de l’intérieur. Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?

Ce ne sont pas les médailles qui m’ont le plus impressionné, mais les personnes. Celles qui prennent des responsabilités au sein des équipes, qui se soutiennent et qui visent ensemble quelque chose de grand. Partout, j’ai ressenti un formidable esprit d’équipe, qui s’exprime différemment selon les sports. Le moment qui m’a le plus marqué reste ma visite chez les sauteurs à ski. Aucun des responsables ne croyait sérieusement qu’une médaille était possible. Et quelques heures plus tard, à Predazzo, Gregor Deschwanden se retrouve avec le bronze autour du cou. Ce qui s’est passé là-bas est difficile à décrire. Cette joie immense au sein de l’équipe, c’était merveilleux. J’avais rarement vécu une telle explosion d’émotions positives. Nos athlètes sont formidables et m’ont profondément impressionné aux JO. Comme tout au long de l’hiver, ils et elles ont pour la plupart répondu aux attentes, voire les ont dépassées.

Avec Marco Odermatt, Franjo von Allmen et Loïc Meillard, Swiss-Ski dispose de plusieurs figures majeures en ski alpin. Quelle est leur importance pour la Fédération, au-delà des médailles olympiques et des succès en Coupe du monde ?

Nous vivons une période exceptionnelle. Et oui, il y a aussi une part de chance. Avoir trois athlètes de ce niveau en même temps est un cadeau. L’Autriche a eu Marcel Hirscher. Autour de telles personnalités, de futurs talents peuvent se développer sereinement, sans pression. Car ils n’ont pas besoin d’être tout de suite prêts à combler un vide en Coupe du monde. Des athlètes comme Odermatt, von Allmen et Meillard offrent une visibilité médiatique considérable à Swiss-Ski par leurs performances et leur aura. Cela rend la Fédération extrêmement attractive pour les sponsors.

Malgré des absences de taille au sein de l’équipe féminine, Swiss-Ski est parvenue à remporter la Coupe des nations en ski alpin pour la sixième fois en sept ans. Quels sont les éléments clés de cette réussite ?

Nous voulons être structurés de manière à pouvoir absorber des absences majeures, comme celle de Lara GutBehrami cet hiver. Comme je l’ai dit, notre ambition doit être d’être présents au sommet avec une certaine profondeur. Nous faisons actuellement un excellent travail dans la promotion des talents. La décision stratégique d’intégrer 30% d’athlètes en plus dans les cadres Swiss-Ski porte ses fruits. La flexibilité, qui était autrefois quasi inexistante, est aujourd’hui bien réelle. Sandro Simonet est un bon exemple : bien qu’il ne fasse plus partie des cadres, il a pu s’aligner en Coupe du monde grâce à ses performances en dehors des structures de la fédération. Par ailleurs, nous avons aujourd’hui davantage de courage pour donner leur chance à de très jeunes athlètes au plus haut niveau. Je pense notamment à Sue Piller et Dania Allenbach. Ce qui porte également ses fruits depuis plusieurs années, c’est la grande stabilité du personnel dans le domaine alpin. Nous avons les meilleures personnes aux postes clés et ça fait la différence.

Peter Barandun a eu l’occasion de féliciter sur place plusieurs athlètes pour leurs performances de haut niveau lors des Jeux olympiques – ici les multiples médaillés Loïc Meillard et Marco Odermatt.

Keystone-SDA

Le snowboard est le deuxième sport olympique le plus performant de Swiss-Ski, cependant il n’y a, pour la première fois, eu aucun podium aux JO. Quelles en sont les raisons ?

Il faut d’abord rappeler qu’en snowboard, il n’y a qu’une seule épreuve olympique par discipline, que ce soit en snowboard alpin ou en half-pipe. Il y a également une épreuve par équipes en boardercross. Cela signifie qu’il n’y a qu’une ou deux chances au maximum. Noémie Wiedmer est passée près d’une médaille et elle est montée pour la première fois sur un podium en Coupe du monde quelques semaines plus tard. En freestyle, on disait encore il y Cela dit, je tiens à souligner que je crois toujours fermement au biathlon. L'hiver dernier a marqué l'histoire du ski de fond avec des moments riches en émotions, dont un exploit historique sans précédent. a quelques années que nous n’avions quasiment plus aucune chance face aux Japonais et aux Chinois. Mais on constate aujourd’hui qu’une nouvelle génération de freestylers émerge également en Suisse. Lura Wick et Mischa Zürcher ont même remporté deux médailles en half-pipe aux Championnats du monde juniors. Et j’aimerais souligner un point en particulier dans le pôle freestyle : en aerials, nous avons pour la première fois remporté deux médailles lors des mêmes JO. Noé Roth m’a énormément impressionné lors de ma visite à Livigno. Il fait preuve d’une solidité mentale remarquable et répond toujours présent aux grands événements. Il en va de même pour Mathilde Gremaud. C’est une athlète hors norme dans le sport freestyle. Elle a remporté au moins une médaille lors de trois JO consécutifs, dont deux fois l’or, à seulement 26 ans. En skicross, notre grande densité au sommet s’est une nouvelle fois confirmée cet hiver, couronnée par les podiums olympiques de Fanny Smith et Alex Fiva. Tous deux ont fait preuve d’un grand sang-froid dans des conditions difficiles, au moment décisif.

Il faut également des nerfs solides au tir en biathlon. Swiss-Ski a beaucoup investi dans ce sport ces dernières années. Dans l’ensemble, la saison reste toutefois décevante.

Le constat est clair : tant au tir que sur les skis, les performances ont globalement reculé par rapport à l’hiver précédent. Nous disposons d’athlètes capables d’évoluer au plus haut niveau, comme ils l’ont prouvé à plusieurs reprises par le passé. Pourtant cet hiver, certains sont restés nettement en dessous des attentes. Il s’agit désormais d’analyser avec précision les causes de cette situation et d’en tirer les mesures adéquates. Au niveau de la relève, plusieurs talents prometteurs émergent dans toute la Suisse. Mais il faut du temps pour construire, à la base – dans les ski-clubs –, une densité suffisante de jeunes biathlètes. Nous espérions que cette évolution serait plus rapide. Cela dit, je tiens à souligner que je crois toujours fermement au biathlon.

L'hiver dernier a marqué l'histoire du ski de fond avec des moments riches en émotions, dont un exploit historique sans précédent.

Je suis particulièrement impressionné par la force mentale dont nos athlètes ont fait preuve aux JO. Nadine Fähndrich s’est relevée d’une immense déception lors du sprint individuel, pour réussir à décrocher l’argent avec Nadja Kälin en sprint par équipes. La manière dont cette dernière a abordé l'ultime course, le 50 kilomètres, où elle a conquis une sensationnelle médaille de bronze, était aussi impressionnante. Elle s'est dit qu’elle voulait imiter Klæbo dans la dernière montée avant l’arrivée. Au moment décisif, elle s’est inspirée de la référence absolue. On m’a beaucoup reparlé de cette phrase. Pour moi, elle reflète un état d’esprit de gagnante absolue.

Swiss-Ski/Stephan Bögli

Ces succès ne seraient pas possibles sans des bases solides. Le sport de loisirs constitue le fondement de toute la structure de Swiss-Ski. C’est pourquoi il a été renforcé de manière ciblée ces dernières années. Comment cela se voit-il concrètement ?

Nous avons perfectionné nos offres de formation destinées aux entraîneurs, en les axant davantage sur la pratique et avec des contenus numériques. Les clubs bénéficient désormais de structures plus claires, de concepts d’entraînement modernes et d’un accompagnement renforcé par les associations régionales. Nous nous sommes rapprochés. La promotion de la relève est aujourd’hui plus systématique, et davantage de moyens financiers parviennent à la base, directement ou indirectement. Les échanges entre les clubs, les associations régionales et Swiss-Ski en tant qu’organisation faîtière se sont intensifiés. La mise en réseau est nettement plus forte qu’auparavant, notamment grâce à des événements comme le President’s Day. Cela crée de la proximité et de la confiance entre les clubs, leurs responsables et nous chez Swiss-Ski. Le transfert de connaissances est lui aussi plus structuré : les modèles exemplaires et les bonnes pratiques sont partagés, plutôt que développés en vase clos. Tout le monde en bénéficie.

Les séries d’événements destinées à la relève et au sport de loisirs rencontrent un grand succès.

Ces événements organisés chaque hiver, avec beaucoup d’engagement par le département du sport de loisirs de Swiss-Ski, sont de véritables aimants. Toutes séries confondues, ils rassemblent chaque année environ 50 000 personnes sur la neige. Au final, tout se résume à un mot : durabilité. Comme je l’ai dit, le succès en sport d’élite n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un mouvement solide et largement ancré. Investir dans nos jeunes talents, c'est assurer la pérennité et le rayonnement des sports de neige helvétiques.

Dans un an, nous espérons revivre de nouveaux Championnats du monde de ski alpin historiques à Crans-Montana. Et après ? Quel sera le prochain grand projet de Swiss-Ski ?

Je ne crois pas aux grands projets isolés. Nous travaillons en permanence sur les potentiels, sur les plans sportif, commercial et structurel. Comme le fait une entreprise saine et prospère. Cela doit constituer la base. Notre ambition est d’être les meilleurs. Il faut donc chercher, développer, se comparer en continu et, au final, faire rayonner les sports de neige en Suisse, du sport de loisirs jusqu’aux athlètes de l’élite mondiale. Je souhaite vivement à l’ensemble du sport suisse que les JO 2038 puissent devenir un projet phare. Le sport devrait, comme en Norvège, faire partie de l’ADN suisse. Alors, quand j’entends que certains envisagent de réduire les dépenses dans le sport, cela m’irrite beaucoup. C’est le moins que l’on puisse dire. Quiconque poursuit un tel objectif ne comprend pas ce que représente le sport. Pour un pays, investir dans le sport revient à investir dans la santé de sa population, dans sa capacité de performance et dans la stabilité de la société.

7

MEMBRES DU PRÉSIDIUM

Président : Peter Barandun
Vice-président : Claude-Alain Schmidhalter
Vice-présidente : Tamara Wolf
Vice-président : Stefan Binggeli
Représentante IO : Raphaëlle Favre Schnyder
Représentante IE : Jörg Abderhalden
Représentante IC : Felix Huber

Retour

Services

Présidium

Suite

Direction